Lettres aux députés et sénateurs du Loiret

Orléans, le 15 novembre 2010

Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs du Loiret

Deux de vos pairs, Richard Mallié et Jean-Pierre Decool, viennent de faire paraître une tribune intitulée « Repenser la garde des enfants du divorce » dans le quotidien Le Monde daté du 15 novembre. Cette tribune est co-signée par 17 personnes, dont des élus de tout bord, des médecins ou
des pédiatres.

Notre association défend la coparentalité, et la place du père auprès des enfants. Elle s’engage activement dans la promotion de la Résidence Alternée (RA) dont elle a été un des artisans en 2002 lors de la préparation de la loi dite de « l’Autorité Parentale ».

Actuellement, lors d’un divorce ou d’une séparation, de plus en plus de pères veulent s’engager activement dans l’éducation de leurs enfants, à la même hauteur que la mère. Or les décisions de justice donnent souvent un droit de visite très réduit pour le père, l’opposition d’un parent à la RA
étant systématiquement favorisé. Les tribunaux sont alors engorgés de procédures longues, les conflits ne s’apaisent pas et surtout l’enfant est toujours à la merci du parent qui veut régler ses comptes ou le garder pour lui.

La société a beaucoup changé depuis l’après guerre et continuent de changer. Les pères s’occupent de plus en plus de leurs enfants : il devient urgent de faire évoluer le cadre législatif pour faire cesser cette discrimination et les drames qui en résultent la plupart du temps.

Ces mêmes élus ont déposé une proposition de loi, n° 1531, le 18 mars 2009, visant à privilégier la RA pour l’enfant dont les parents sont séparés. Elle a été signée par de nombreux députés là aussi de tout bord.

Membre de l’Unaf, SOS Papa est implanté nationalement, avec une délégation dans le Loiret. De ce fait, nous nous permettons d’attirer votre attention sur cette question qui touche des pères de plus en plus nombreux dans votre circonscription.

Dans l’intérêt supérieur des enfants (se référer à la convention de New York sur les droits des enfants), pour le maintien de leurs liens avec leurs deux parents au-delà des 4 jours par mois qu’on accorde généralement au père comme une faveur (et contrairement à d’autres pays d’Europe), nous
vous invitons à co-signer et à appuyer cette proposition de loi pour qu’elle soit examinée rapidement par l’Assemblée nationale et par le Sénat.

Nous nous tenons à votre disposition pour de plus amples renseignements ou pour débattre de la situation juridique des pères en France aujourd’hui.

Restant donc à votre disposition et en attente, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, nos salutations les meilleures.

Pour la délégation SOS PAPA Loiret
Richard Walter