L’importance de l’investissement des pères dans l’éducation des enfants

Extrait de l’argumentaire pour lerojet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes tel qu’il est présenté sur le site Web du Sénat par ceux-là même qui ont voté contre l’amendement 108 sur la résidence alternée prioritaire :

Le style de paternité – impliqué ou en retrait – se forme dès les premières années de la vie de l’enfant. De nombreuses études soulignent les retombées extrêmement positives d’une participation précoce des pères à l’éducation de leurs enfants, en particulier en termes de socialisation.

C’est donc dans l’intérêt de l’enfant qu’il faut favoriser l’implication précoce des pères. On parle alors de « paternité active » (cf. les travaux de la sociologue Dominique Méda).

Cette implication précoce des pères est d’autant plus importante que « les coûts cachés » de la spécialisation des rôles entre hommes et femmes -selon l’expression du Centre d’analyse stratégique – se révèlent particulièrement douloureux en cas de rupture du couple ; moins le père s’est investi dans l’éducation de l’enfant, plus la relation père-enfant pâtira de cette séparation.

Aujourd’hui, parmi les jeunes générations, de plus en de plus de pères souhaitent s’investir auprès de leurs enfants davantage que ne l’ont fait leurs aînés. Mais ils se heurtent encore à de nombreux obstacles : stéréotypes de genre, difficultés d’accès à l’aménagement de leur temps de travail, normes héritées de la famille…

Pour les pères, on demande de s’impliquer pendant l’union car c’est bien.

Et après la disparation, quelle implication surtout quand la mère n’est pas d’accord pour une résidence alternée ????