Valérie Pecresse, 2007

La députée VALERIE PECRESSE (et nouvelle présidente de la région IdF), a été en 2006 rapporteure de la mission d’information sur la famille et le droit des enfants. Elle voulait que soit fixé par décret un âge minimum pour que l’enfant puisse bénéficier de la résidence alternée.

La députée Valérie Pécresse, après un an de réflexion et de travail sur cette question, a totalement changé d’avis.

Voici ce qu’écrit la députée Valérie Pécresse dans son livre intitulé « Être une femme en politique, chapitre « Jamais sans les pères », 2007:

« Il me faudra un an de réflexion et de travail sur cette question pour évoluer, pour comprendre, pour nuancer ma position.
C’est l’observation de la vie quotidienne des familles françaises, qui peu à peu, va me faire prendre conscience que le principal mal dont souffre aujourd’hui une partie de nos enfants, c’est l’abscence du père.
Je l’avais déjà constaté chez les jeunes délinquants dont je m’étais occupé. Ce qui frappe immédiatement, quand on parle avec les jeunes multirécidivistes les plus déstructurés, les plus asociaux, quand on étudie leur parcours, c’est la dégradation chez eux de l’image du père. Père absent, père parti, père dépossédé des attributs de l’autorité, père méprisé, haï…
J’ai longtemps cru qu’il s’agissait de situation extrêmes. Puis je me suis rendue compte que les enfants en souffrance étaient de plus en plus nombreux, sans qu’ils tombent pour autant dans la transgression systématique et la délinquance. Car les séparations et les conflis familiaux font toujours les mêmes vicitmes collabérales : les enfants.
La société ne doit-elle pas travailler à consolider la place des pères auprès de leurs enfants, les encourager à jouer pleinement leur rôle et leur en donner les moyens..
Et pourtant 95% des enfants nés hors mariage sont reconnus par leur père. Ce qui signifie que le père est aujourd’hui bien plus présent qu’il ne le fut en d’autres temps auprès de son enfant, dés la naissance.
Il faut donc tout faire pour empêcher que les liens qu’il nouve avec lui dans les premiers mois de sa vie ne se distendent par la suite. En appluqant un principe tout simple : on peut se séparer de sa compagne, on ne peut pas se séparer de son enfant.

La possibilité offerte par la loi d’un partage des droits de garde, grâce à la résidence alternée, joue ici un rôle symbolique fort.
D’autant que l’expérience m’a appris que la plus grande souffrance pour l’enfant est de voir ses parents se déchier, pas d’avoir deux foyers différents. »