Les orphelins du divorce, par Jacques Abba

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Le but de ce livre est de faire connaitre cette nécessité d’égalité parentale en cas de séparation ou de divorce suite à des décisions juridiques inégalitaires et injustes, ainsi que toute cette détresse qui en résulte aux conséquences parfois dramatiques.

Ce livre contient pour un quart, un recueil d’une cinquantaine de témoignages (sur plus de 200 initiaux), de pères ou de mères seuls, d’enfants de divorcés ou de proches de suicidés, introduits par une grande description chiffrée de la problématique et des puissants lobbies, ainsi que de nombreuses propositions. Il contient également les préfaces ou témoignages de cinq député(e)s, souvent présidentes d’association de défense des femmes, de Valérie Pécresse, de Patrick Poivre d’Arvor, de juges, magistrats, docteurs et pédopsychiatres. Le dessin offert par Plantu et paru dans Le Monde, n’a pu être retenu parce qu’en couleur.

(Le nom d’auteur « Abba » veut dire père en hébreux, araméen, pour que tous s’y retrouvent).

Paru en janvier 2018 aux éditions « Chronique Sociale »


Préface

Je m’étais fait une raison du classique 4/26, où, un WE sur deux, les enfants vont chez le père, miettes de présence avec le père attribuées plus de huit fois sur dix par habitude et par non respect de l’égalité pères / mères portant promulguée en mars 2002.

À l’été 2012, cataclysme ! Mes enfants sont emmenés à l’étranger à coup de fausses accusations d’attouchements et de faux prétexte de rapprochement géographique d’un conjoint. La juge a cautionné leur départ à l’étranger, comme ceci : « mais allez y madame », et vous ne lui voulez plus qu’un petit WE par mois de droit de visite ? « Mais bien sûr madame ! ».

Je suis sorti du bureau de la juge avec un petit week-end par mois maximum avec mes enfants pendant lesquels j’essaie de les élever, mais c’est impossible. Pour eux, c’est presque du sadisme : comment leur expliquer, sous un beau soleil d’un dimanche à la campagne, à 14 h, alors qu’ils jouent avec leurs cousins cousines, qu’il faut partir avec la vieille Dyane qui nous reste (la Scénic est une « prise de guerre » attribuée à la mère), pour être à 17 h à la gare ?

L’histoire banale d’un père de trois enfants de 10, 11 et 12 ans. Rien ne laissait présager qu’il allait divorcer. Lorsqu’il l’a annoncé à ses nombreux amis en ces termes « dans la mesure du possible, ne jugez pas, mais accueillez… », cela a fait l’effet d’une bombe : « Pas lui ! », et pourtant si !

Plus habitué à résoudre des problèmes qu’à écrire, ce pacifiste ingénieur en aéronautique a recueilli plus de deux cents témoignages de pères et de mères seuls ou d’enfants de divorcés, découvrant toute la douleur du parent seul conduiront parfois, par désespoir, à des actes extrêmes. Il a aussi remarqué que ces enfants en souffrance ou déboussolés eux aussi être conduits à des actes extrêmes comme le terrorisme, point commun à la totalité des récents cas d’attentats en Europe.

Au travers de ces témoignages, ces parents seuls, pères et mères, réclament une réelle égalité dans les faits de résidence de leurs enfants et, si le juge refuse cet équilibre, qu’il en justifie dûment les motifs.

Ce meilleur équilibre parental serait salutaire pour l’éducation et l’épanouissement des enfants, il atténuerait leurs dérives fréquentes, réduirait considérablement les conflits tout comme les détresses (ruines financières, alcoolisme, chômage, voire suicides qui en résultent trop souvent).

Tout cela est présenté dans ce livre. Il met en lumière la persistance de stéréotypes anciens d’une idéologie dépassée qui font que trop souvent, l’enfant est confié à la mère. La résidence alternée équilibrée, dès lors qu’un parent la souhaite, est le seul remède pour pacifier les séparations.

Jacques ABBA